Bien que subordonnée et nonchalante, la nature traite d'égal à égal avec l'art du sculpteur.

Il obtient les fruits sublimés de ses pouvoirs qu'après s'être tardivement rendu maître du coeur invisible de la pierre, du bois volage et du metal taciturne.. Soustraire la matière aux assauts de l'érosion pour parvenir sans dommage à la nouveauté de l'espace et à ses formes vives est sa parité, son voyage.

A ce point le sculpteur observera que le couvert est mis pour des convives perpétuels dont il deviendra l'hôte.  (René Char)